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J'EXPLORE UN ANCIEN SANATORIUM ABANDONNÉ

Aujourd'hui, on prend la direction du Parc Naturel Régional du Vexin, en région parisienne, pour y découvrir un ancien édifice hospitalier à l'abandon, le sanatorium d'Aincourt.

 

Un sanatorium servait autrefois à accueillir les patients atteints de Tuberculose. Celui d’Aincourt a été construit par les architectes Édouard Crevel et Paul Decaux, entre 1931 et 1933.

 

Le chantier du sanatorium d'Aincourt suscita un tel engouement dans l'opinion publique que des photos des différents stades de la construction ont été commercialisées en cartes postales.

 

Le site est localisé dans un ancien parc de 73 hectares et qui correspondait parfaitement aux exigences sanitaires d’isolement de l’époque. 3 pavillons ont été érigés, un pour les femmes, un pour les hommes et un autre pour les enfants.

 

Chacun des bâtiments mesurent 220 mètres de long sur 12 mètres de large. On y trouvait d’un côté les chambres des malades en face desquelles il y avait les locaux sanitaires.

 

C’est en 1936 que le sanatorium est au maximum de sa capacité, en effet, il a accueilli cette année-là jusqu’à 430 personnes pour une capacité de 150 patients.

Cet édifice a également été utilisé comme camp de concentration pendant la seconde guerre mondiale. Entre octobre 1940 et septembre 1942, le site accueillera 1.500 prisonniers, pour la plupart déportés dans les "camps de la mort" ou tués sur place

 

Le premier bâtiment fût fermé en 1987, il s’agit du pavillon Adrien-Bonnefoy-Sibour. S'en suivent la fermeture du pavillon du Docteur-Vian en 1988. Et en 2001, le pavillon Bonnefoy-Sibour.

 

Alors, ce n’est malheureusement pas le seul cas en France puisque beaucoup de Sanatorium ont fermé leurs portes et ont été laissés à l’abandon.  Qu’en est-il de l’avenir de ces bâtiments ? 

Le projet de la société François 1er, spécialisée dans la rénovation de patrimoine historique, en lien avec Stéphane Plazza, a été accepté en avril 2017 par le groupement hospitalier intercommunal du Vexin. Le projet comprend 64 appartements de luxe et un parking de 120 places prévus pour 2023. Coût : 30 millions d’euros.

 

Ce Sanatorium d’Aincourt a inspiré quelques œuvres, films, musiques ou encore livres. Plusieurs films ont été tournés ici : 

2006 : "Le Serpent" d'Éric Barbier

2013 : "Les Rencontres d'après minuit" de Yann Gonzalez

2020 : "Night Shot" de Hugo König

 

Et un livre « Un paquebot dans les arbres » de Valentine Goby sorti en 2016 s’inspire d’une histoire vraie au sein de ces bâtiments.

 

En France, on estime à 250 sanatoriums qui ont été construits de 1900 à 1950. Le mot vient de la racine latine sanatorius signifiant « propre à guérir ». La plupart d’entre eux ont été construits à l’écart pour éviter toute contamination mais aussi pour que les patients puissent profiter d’un air plus pur pour leur guérison.


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